Vertèbre - Presse

Création le 21 novembre 1989, Festival Toulouse / Barcelone / Bruxelles Danse 92 - Théâtre de la Digue, Toulouse


“Une chaise et un danseur - motif fréquent dans la danse-théâtre, mais on y a rarement recouru avec autant de variations, autant de puissance de pénétration et autant d’à-propos.  Chaque figure de ce jeu fantastique avec la forme et le mouvement est d’une précision redoutable et un véritable régal sur le plan dramatique.”
Martina Peter-Balaender, Ballet  International - septembre 1992



“Et, comme il n’est pas interdit d’avoir un coup de coeur, on gardera pour la bonne bouche Michèle Noiret, encore une de ces petites belges allumées, qui propose avec Vertèbre  une danse évolutive, maîtrisée, rappelant dans sa forme les grandes dames de l’expressionisme allemand.”
Marcelle Michel, Libération - 21 octobre 1991


“Michèle Noiret dont la présence sur scène est prodigieuse, possède un extraordinaire rayonnement: chaque regard, chaque mouvement de la main, si petits soient-ils “passent”.”
Rita Henss, Frankfurter Allgemeine Zeitung - 8 mai 1991



Encore ! La danse-théâtre “Tandem” au Monsonturm de Francfort.
“Le style de Michèle Noiret en impose par son brio énergique et témoigne d’une technique athlétique qui lui permet d’atteindre un niveau d’expression, des nuances, une finesse et une sensibilité inouïes.  Le geste le plus léger, le plus ténu revêt poids et sens et enchante par son extraordinaire justesse... C’est tout simplement splendide!”
V. Studtrucker, Main-Echo - 8 mai 1991



Homme oiseau en habit de moineau
“On songe à des tableaux de Max Ernst et de René Magritte: un être oiseau, noir, en frac sombre, le visage dissimulé, s’enveloppe dans son manteau comme dans un nuage, étend les bras et les jambes, se tient ramassé sur cette chaise au milieu de la scène, s’efforce de voler, se maintient en équilibre; on assiste à des mouvements de danse d’une précision inouïe, exécutés sur un espace très réduit, avec une technique qui est bien près de nous couper le souffle.
Au cours du festival de danse à la “Factory”, on a pu découvrir avec Michèle Noiret, une nouvelle variété d’un théâtre dansé aux multiples facettes.”
Juliane Sattler, Hessische Allgemeine, - 27 juin 1922 -  Dokumenta 1992 - Kassel



Ma révérence...
"Ici, pas d’utilisation abusive de la dérision, du cynisme ou du clin d’oeil.  Pour capter la bienveillance de son public, la chorégraphe-interprète Michèle Noiret, venue de Bruxelles, donne à voir généreusement toutes les facettes de son imagination, toutes les métamorphoses de son corps.  “Seule, on est bien forcée de se découvrir un jour, de sortir de sa tanière d’habitudes, de s’étirer dans l’espace pour mesurer ses forces et occuper sa place”, note cette surprenante artiste qui a su s’éloigner des travées de la mode.
Au centre du plateau, dans deux rayons de lumière plus ténus qu’un fil de la Vierge, Michèle Noiret devient de plus en plus “lumineuse” au cours des trente minutes de son rituel de joie.
Dans la première partie de son solo, en grand manteau noir, longs gants noirs, béret noir, accrochée dans tous les sens à sa chaise telle un insecte, elle présente un être hybride fantastique.  Gestes ralentis et aboutis, musique électroacoustique, jeu de lumières d’un grand effet dramatique.  Cette danseuse écartelée fascine sans jamais devenir “démonstrative”.  L’émotion explose lorsqu’elle se détache enfin de sa chaise pour s’enrouler à l’espace avec une fougue et une précision étonnantes, avant de chuter violemment, tourner sur son axe, foncer dans le vide, visage, mains, jambes à nouveau découverts.
Ce solo ciselé comme un solitaire de princesse, a été en effet la Vertèbre de ce Temps-Danse 91 au Théâtre de Châtillon ce soir-là.  Le public, surpris de retrouver dans une danse contemporaine un tel bonheur du corps en mouvement, a applaudi de tout coeur.”
André Béchin, Les  Saisons de la Danse - 15 décembre 1991


 

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