Hôtel Folia - Presse

Commande de Frédéric Flamand, directeur du Ballet National de Marseille.
Création pour les danseurs du Ballet National de Marseille les 6 et 7 mai 2011 à l'Opéra de Marseille.


"(…) La majorité du public semble enthousiaste à la découverte de cette création dans laquelle Michèle Noiret continue de construire un de ces mondes qu’elle affectionne. Cosignant la conception avec le scénographe Alain Lagarde et le vidéaste Aliocha Van der Avoort, la chorégraphe fait cohabiter dix danseurs dans un espace-temps mystérieux - et dédoublé. Un écran surplombe le plateau. Plan fixe sur une chambre d’hôtel et ses occupants successifs, ses fantômes. L’étrangeté est à l’œuvre, les corps s’y inscrivent, se cherchent, se fuient. Sur scène, des parois mobiles, des miroirs, jettent le trouble du réel, du reflet, du double, du regard. On retrouve là tout le talent de Michèle Noiret à construire des "figures" jamais univoques avec les personnalités des interprètes - pas forcément coutumiers d’y laisser à ce point libre cours."
Marie Baudet, La Libre Belgique, le 10 mai 2011

 

"Jeux de miroirs, correspondances entre les séquences sur grand écran et l'action se déroulant en direct sous nos yeux, femmes mystérieuses toujours au bord du drame… on retrouve ici plusieurs ingrédients de certaines des pièces précédentes de Michèle Noiret.(…) Les danseurs se sont glissés dans l'univers de cet Hôtel Folia avec une vraie présence, tant dans les séquences plus cinématographiques que dans les envolées chorégraphiques groupées sur les airs de Scarlatti ou de Vivaldi. Présents sur grand écran en séquences préenregistrées, ils se démultiplient aussi sur le plateau par des jeux de miroirs semant le trouble et modifiant constamment nos sensations. Le spectateur devient alors voyeur des allées et venues, petits drames quotidiens et autres débordements de cet Hôtel Folia où tout semble possible."
Jean-Marie Wynants, Le Soir, le 9 mai 2011


"Hôtel Folia parvient a instaurer une atmosphère énigmatique, qui évoque celle d'un bon polar ou d'un film à suspens, inhabituelle pour un Ballet. Dix danseurs en costumes de ville se croisent dans un décor d'hôtel, lieu de passage et d'attente avec ses couloirs interminables et ses chambres anonymes. Un carrefour de rencontres, où peuvent potentiellement naître des histoires…Michèle Noiret campe ainsi ses personnages avec justesse (…). Sur grand écran, la vidéo prolonge ce que l'on ne voit pas sur le plateau, ou zoome sur des détails, une main, une expression, permettant d'entrer dans l'intimité des personnages. (…) Lorsque la vidéo s'arrête, restent quelques belles réminiscences du spectacle. Un pur moment de danse où les danseurs se "lâchent" sur les musiques vivifiantes et baroques de Vivaldi et Scarlatti. Ou bien la scène du cauchemar, interprétée par Angelo Vergari."
Marie-Eve Barbier, La Provence, le 7 mai 2011


"Le Ballet de Marseille s'investit dans une création commandée à la chorégraphe Michèle Noiret, grande figure de la danse contemporaine de la Belgique francophone. Hôtel Folia, spectacle conçu avec le scénographe Alain Lagarde, va conduire les danseurs dans un univers troublant, mystérieux, où leurs corps et leurs ombres vont se multiplier, disparaître, pendant que les murs s'ouvrent, les engloutissent, les rejettent. Une pièce étonnante pour dix danseurs."
Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur, le 28 avril 2011


"Hôtel Folia imaginé par la chorégraphe belge Michèle Noiret pour 10 danseurs phocéens se déploiera sur le plateau de l'Opéra, entre jeux de miroirs et images projetées : « La pièce s’est construite au fil des recherches simultanées et complices avec les danseurs, le scénographe Alain Lagarde, mais aussi le vidéaste, l’éclairagiste et le compositeur », explique-t-elle. « Des mondes s’inventent à partir d’images prises sur le vif ou projetées en différé, et créent un univers où la vitesse côtoie l’immobilité. Des mondes énigmatiques, intimes, fragiles ou violents, mais toujours profondément humains. » Frédéric Flamand, qui a connu la chorégraphe, fille d’un des poètes fondateurs du mouvement Cobra et formée chez Béjart, lorsqu’il était à la tête de PlanK à Charleroi, attend cette création avec impatience : « On y sent évidemment l’influence de ses années de travail avec le compositeur Karlheiz Stockhausen et le prolongement de ses passionnantes recherches de sa "danse-cinéma", analyse-t-il, mais il y a aussi dans la chambre d’hôtel qu’elle recrée sur scène des choses qui me font penser à des tableaux Edward Hopper ou à des films d’Hitchcock, et un jeu sur le double et sur le rapport réel / virtuel auquel je suis très sensible."
Denis Bonneville, La Marseillaise, le 6 mai 2011


 

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