Palimpseste Solo/Duo

CRÉATION les 27, 28, 29, 30 septembre et les 6, 7, 8 octobre 2016 - Théâtre National de Chaillot, Paris


"Très belle pièce de Michèle Noiret que Palimpseste Solo/Duo avec David Drouard, dans laquelle elle revisite son solo-matrice Solo Stockhausen (1997) en le prolongeant d'un pas de deux savant et sensuel. La langue de Stockhausen, balayée par les humeurs volatiles de Noiret, font surgir la partition déconnectée d'un monologue intime toujours déstabilisant. Avec des doigts plus bavards que jamais, des regards ultra-vivants, un visage changeant au présent... Lire la critique
Rosita Boisseau, le 07 octobre 2016

 

"Par l’utilisation d’une version musicale écrite pour une boite à musique, le spectateur est entrainé dans un univers à la fois intime et lointain. La gestuelle est minimaliste mais chargée de signification. A travers les mouvements des bras et des mains, une forme de dialogue personnel s’instaure ouvrant un questionnement intérieur.
Le public est appelé à cette réflexion qui s’impose plus encore quand la version musicale devient celle pour piano et clarinette. Les  sonorités sont alors plus distinctes, les deux instruments se faisant écho, et la chorégraphie apparaît plus proche et plus réelle. Cette alternance de formes musicales crée sur scène un contraste passé-présent comme un voyage dans le temps." Lire la critique
Antonella Poli, Chronique de danse, 04 octobre 2016


"A NE PAS MANQUER ! Le beau spectacle de Michèle Noiret Palimpseste Solo/Duo pour la clarté et la justesse de son écriture, pour la présence fascinante de cette danseuse et chorégraphe belge trop rarement vue chez nous. Ce solo dansé sur une musique ludique de Stockhausen et sublimé par des éclairages subtilement travaillés montre à ceux qui en doutaient que la danse contemporaine peut être aussi élégante qu'intense et sensible. Le duo fluide qu'elle interprète ensuite avec David Drouard offre des moments inattendus autant que poétiques." Lire la critique
Dominique Pillette, Ballroom, 03 octobre 2016

 

La trépidante aventure d'un solo
"Palimpseste Solo/Duo, est une œuvre d'une richesse gestuelle et d'une expressivité étonnantes, à tel point d'ailleurs que sa lecture peut prêter à de multiples interprétations (...) Il est bien compréhensible que la chorégraphe ait souhaité transmettre un tel bijou aux générations futures. Et, à ce titre, sa rencontre avec David Drouard s'avéra décisive. (...) Mais, plus qu'une connivence, c'est une véritable amitié, voire un réel amour qui semble s'être établi entre les deux artistes au fil de répétitions et qui transparait lors de la représentation de ce travail sur scène. Etait-ce une réalité ou une vue de l'esprit ? Peu importe ! Toujours est-il que la chorégraphe est parvenue grâce à son expressivité et son art à nous embarquer sur des chemins qui n'étaient pas ceux prévus à l'origine...Lire la critique
J-M Gourreau, Critiphotodanse, 30 septembre 2016


"C’est un travail chorégraphique très ténu et très subtil, sur Tierkreis. (…) La belle et sereine danseuse poursuit avec la musique un dialogue ininterrompu, entraînant bras, tête et jambes dans un élan dynamique, en particulier quand les séquences musicales sont jouées forte.
(…) Le solo devient duo avec l’apparition tardive de David Drouard, qui s’inscrit physiquement dans les pas de la danseuse. (…) L’un suit l’autre, l’imitant ou répondant par un autre geste, dans un dialogue mimétique qui ne se fait plus ici par rapport à la musique, mais par rapport au partenaire. Toute la chorégraphie dansée dans un premier temps en solo prend une autre dimension flanquée de sa moitié manquante. Au-delà du miroir et du support qu’il offre à sa partenaire, le danseur affirme sa personnalité propre, sa dynamique gestuelle intrinsèque, épousant la ligne mélodique tantôt de la clarinette ou du piano." Lire la critique
Delphine Goater, Resmusica, 30 septembre 2016


« Sobre et épurée, sur la partition Tierkreis (Zodiaque) de Stockhausen, la pièce est divisée en deux parties. Michèle Noiret est seule en scène pour la première, qui s'ouvre sur une drôle de marche toute de déhanchements, petits pas où les pieds ne quittent pas le sol. La chorégraphe y semble perdue, absorbée par mille pensées. Elle s'approche du public, murmure quelques débuts de phrases à peine audibles, captivant l'attention de sa remarquable présence. La suite est une danse d'une extraordinaire musicalité, faite d'équilibres désaxés, de soudaines accélérations, entre grande maîtrise et total naturel, évoquant tout un univers de ses seuls gestes.
Lorsque Michèle Noiret est enfin rejointe par David Drouard, le couple entame d'abord la même marche, corps collés l'un à l'autre. La complicité des deux artistes est évidente, qui plus tard continuent de se mouvoir à l'unisson ou se répondent en contrepoint. » Lire la critique
Delphine Baffour, Ypsar, 29 septembre 2016

 

« Michèle Noiret mêle la précision à l’impression : chacun de ses gestes ponctuent avec rigueur et exactitude la composition du musicien allemand. (…) Michèle Noiret captive par la grâce et l’élégance qu’elle imprime, la facétie, l’espièglerie, la séduction qui accompagnent chacun de ses « chapitres ». (…) Réussir à faire jaillir la sensualité et la danse dans la musique de Stockhausen : un défi que Michèle Noiret relève avec le goût de l’éternelle renaissance. » Lire la critique
Rick Panegy, Rick&Pick, 29 septembre 2016


Palimpseste Solo/Duo, la clarté, le mystère

Michèle Noiret revient, cette fois en duo avec David Drouard, sur son hommage à Stockhausen.
"En 1997, la danseuse et chorégraphe rend hommage au maître (Karlheinz Stockhausen) dans Solo Stockhausen. En 2014, elle remet le solo sur le métier pour, comme les copistes du Moyen Âge recyclant les manuscrits anciens, créer Palimpseste. Deux ans plus tard naît – à Paris, dans la salle Maurice Béjart (sic) du Théâtre national de Chaillot – Palimpseste Solo/Duo.  À nouveau exploré, le zodiaque s’esquisse de petits pas glissés en murmure (“je me suis perdue dans un labyrinthe de gestes”), de droit chemin en circonvolutions, d’impalpable sourdine en dialogue sensuel et ludique avec la musique, de maniérisme ciselé en décontraction. (…)
Transmettre son solo, c’était la première intention de Michèle Noiret. Mais l’envie de bouger, de le faire évoluer encore elle-même a pris le dessus. Elle-même, mais pas seule : la seconde partie de Palimpseste Solo/Duo voit arriver sur le plateau David Drouard, dont la présence, terrienne et délicate, traverse avec puissance l’éventail des éléments et la si particulière géographie des signes. Stockhausen a été “une révélation foudroyante”, confesse celui qui, avant d’être danseur, a longuement pratiqué la musique – la clarinette en particulier.
Dans son apparent dépouillement, Palimpseste Duo fouille et révèle une histoire peu commune, une mémoire riche et tournée vers l’avant, une écriture personnelle, habitée, parfois  austère, résolument organique." Lire la presse
Marie Baudet, La Libre Belgique, 29 septembre 2016



Variations sur un « Palimpseste »
Michèle Noiret adapte son solo, très personnel, en un duo où elle est rejointe par David Drourad dans une œuvre tout en beauté et légèreté.

"Au son à peine audible d’une boîte à musique, Michèle Noiret, élégante, impeccable dans la tenue comme dans le maintien, se dirige vers le fond de scène à petits pas serrés qui frottent le sol. Ses doigts décrivent des arabesques qui dessinent des figures. Elle murmure des mots, lance des regards au public, à des personnes dans le public. Elle semble chercher dans sa mémoire des souvenirs qu’elle laisse affleurer au travers de son corps. Le geste, précis, délicat, lui tient lieu de langage. La boîte à musique laisse la place au piano et à la clarinette. La tension se fait plus affirmée, comme la musique, les gestes font écho aux notes, le mouvement fait vivre la musique. Arrive David Drouard qui la suit, se colle à elle, lui transmet le mouvement. Ils se mesurent, se frôlent, se touchent, dans un duo parfois nerveux, toujours harmonieux, oscillant entre séduction et domination. Les mouvements s’accordent, s’appuient, s’enchaînent. (…)
Palimpseste Solo/Duo donne une pièce légère, syncopée, subtile dans la résonance, le dialogue, et où le regard prend autant d’importance que le corps." Lire la critique
Didier Béclard, L'Echo, le 29 septembre 2016


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Presse publiée suite à l'étape de travail présentée dans le cadre de la belle scène st denis au Festival Off d'Avignon 2015.

La Belle Seine-Saint-Denis à Avignon
«Dans Tierkreis (Zodiaque), partition pour clarinette et piano, Michèle Noiret dessine une chorégraphie diaphane, tissée dans les détails, qui semble s’écrire dans l’instant de son apparition. Petits pas serrés, chuchotis, semblent des échos lointains, des traces de mémoire qui passent par son corps comme pour le rassurer. Dans la plénitude de son art, chaque ligne qu’elle ébauche est d’une force, d’une clarté, qui éclaire les méandres du langage chorégraphique. Elle danse comme elle respire, au point que l’on finit par oublier que ces courbes délicates et fugaces n’appartiennent pas à des gestes quotidiens. Elle donne à sa gestuelle une signification que le temps ne peut épuiser. Comme ces parchemins qui portent sous leurs phrases d’autres discours, effacés mais présents, elle est cet être passager d’une infinie légèreté, mais aussi cette femme élégante qui déploie dans une chorégraphie fascinante des fragments stylisés mais intelligibles. Rejointe à la fin par David Drouard qui doit reprendre le solo, se distille alors un duo plus nerveux, mais néanmoins dans la tonalité subtile de cette poésie musicale que Michèle Noiret assemble sous nos yeux.» LIRE LA CRITIQUE
Agnès Izrine, dansercanalhistorique.fr, juillet 2015


Avignon : quand le In fait boom et le Off célèbre Stockhausen
«La chorégraphe belge, Michèle Noiret, elle, nous emportera d'emblée dans ce joli lieu-dit du Off - La Parenthèse - où elle se produit. (...) Dans la cour ombragée d'une maison privée du 19e siècle et loin du travail qu'elle mène avec la technique du cinéma (...) elle reprend pour notre grand plaisir un solo fondateur, Solo Stockhausen (1997). Et en tire ce Palimpseste #1 qu'elle compte transmettre ensuite à un danseur masculin, David Drouard, qui fait d'ailleurs son apparition à la fin. Sur Tierkreis, partition en dentelle sonore pour piano et clarinette de Stockhausen, elle compose pendant trente minutes un long mouvement où elle apparaît bien davantage comme une personne qui danse que comme une interprète, tant la danse s'affiche en elle comme son propre langage. Elle avance d'abord à petits pas pressés, chuchotant en silence, signant de ses mains toutes les courbes possibles y compris microscopiques. Puis suit autant qu'elle précède ces délicats assemblages de notes les plus cristallines du piano. Corps tenu maîtrisant la lenteur comme la fugacité, elle découpe sa gestuelle avec une remarquable légèreté.» LIRE LA CRITIQUE
Emmanuelle Bouchez, Télérama, 15 juillet 2015


Vu dans le OFF 2015 : Michèle Noiret
La rencontre avec le travail de la trop rare chorégraphe et danseuse Michèle Noiret, dans le sud de la France, fut un des beaux moments de ce festival. Quand la virtuosité du mouvement rencontre la rigueur musicale de Kharlheinz Stockhausen. Retour.

« Lorsque Michèle Noiret traverse et évolue à l’intérieur même de Palimpseste Duo, à la recherche du mouvement juste pour retranscrire l’essence même de la musique, avec ses tentatives d’écriture de gestes et de leur répétition, on touche du doigt la folie qui peut s’emparer d’une telle initiative. Qu’est-ce qui ferait que ce mouvement de poignée ou bien cette annotation sur le corps soit juste ? Sa danse embrasse l’écriture musicale de Stockhausen et en crée un paradigme. Tout est sémiotique ici et lorsque David Drouard la rejoint sur le plateau, l’effet miroir opère. La similitude, et non le mimétisme, dans les mouvements permet de mettre en perspective la transmission et, lorsque celui qui semble être l’élève devient le presque chorégraphe de cette nouvelle écriture, tout en respectant les notes du compositeur, on se dit que les chercheurs en histoire de la danse ont un nouveau terrain d’observation et que le public n’a pas fini de découvrir et redécouvrir cette variation à l’infini. Michèle Noiret a su trouver en David Drouard celui qui questionnera à nouveau l’écriture musicale, et oh combien, vertigineuse de Stockhausen. Et c’est ici un nouveau chapitre qui s’écrit avec Palimpseste Duo» LIRE LA CRITIQUE
Laurent Bourbousson, ouvertauxpublics.fr, juillet 2015


«Michèle Noiret arrive sublime. Chignon banane, pantalon taille haute et petit haut noir qui flirte avec la taille. Elle est l’incarnation du chic et elle va devenir une reine noire. Elle se titille du bout des doigts et de façon compulsive avance à tout petits pas très rapides. Son élégance devient aridité dans des passages au sol tout en force. Elle frise la folie en se parlant à elle même le regard très franc. David Drouard lui offre une lecture de ce solo tout en masculinité et impose une version ancrée des gestes. Il est passionnant ici de voir comment les mêmes mouvements dansés par des artistes différents.» LIRE LA CRITIQUE
Amélie Blaustein Niddam, toutelaculture.com, juillet 2015


«Tandis que les notes et les silences de Stockhausen résonnent sous la toile tendue au-dessus des gradins, Michèle Noiret tressaute, longe le mur. (...) Ici le corps se relie à l’esprit. Et vice versa. Entassant des langages mêlés. Ce qui se cache se révèle. Ce qui se révèle se cache. (...) L’élégance domine. La fluidité est sa partenaire attitrée. L’action et la méditation s’accouplent naturellement. (...) Lorsque s’insinue l’homme, David Drouard, c’est la rencontre avec l’autre, le contraire, le complémentaire, le différent. Un dialogue corporel s’invente. Il inscrit l’harmonie. Il s’oppose à la solitude. Une particulière beauté se dispose. Et on s’étonne alors que cela ne puisse durer, encore, durer…» LIRE LA CRITIQUE
Michel Voiturier, ruedutheatre.eu, juillet 2015


 

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