L'Escalier Rouge

L'Escalier Rouge
Performance - 20 '

 

«L’Escalier Rouge met en scène un couple visiblement en fuite dans un bâtiment évacué, qu’ils cherchent à transformer en refuge. Ici l’action et le décor, réduits à l’essentiel, concentrent la tension dramatique sur ce couple en alerte — Michèle Noiret et David Drouard — dont le dialogue tient le public en haleine. Avec force, justesse et complicité, ce beau duo incarne les contradictions d’un couple qui n’arrive pas complètement à se créer l’espace d’une protection mutuelle. Aussi leur danse, investie et incarnée, prend forme au cœur d’un nœud d’antagonismes entre les démonstrations de force et celles de fragilité, entre la solidité de leur union et la nécessité de leur séparation, entre la liberté jouissive dont ils font preuve et l’atmosphère asphyxiante dans laquelle ils évoluent. Oscillant entre un contrôle inquiet et un relâchement émancipateur, entre la sensualité du travail de hanche et l’incrédulité des portés désabusés, la chorégraphie met en scène la façon dont les dernières forces sont jetées dans la bataille face à l’épuisement des possibilités d’échappatoire, à cette issue en forme d’impasse qui, à l’image de ce temps suspendu, constitue la fin de la pièce.» Lire la critique
Florian Gaité, Inferno Magazine, février 2016

«Dans L’Escalier rouge, les images projetées montrent Michèle Noiret et son partenaire qui se poursuivent, d’abord dans les coursives du théâtre, ensuite en coulisses, pour enfin arriver sur scène. Le spectateur se livre alors à un jeu de va-et-vient entre l’image filmée et la danse en temps réel, qui coïncident. (...) Cette illusion, ou ce tour de passe-passe suggère que, chorégraphe, Michèle Noiret est une magicienne qui se plaît à jouer de nos sens abusés, jamais désabusés. Ainsi, c’est notre rapport au temps, aux temps, à la concordance et à la discordance des temps, selon deux images d’un même moment, qu’elle met en jeu : elle exacerbe l’incertain déroulement du temps.» Lire la critique
Philippe Dewolf, Musiq3-Portail Culture, février 2016

«(...) la beauté fulgurante de l’image cinéma et la force du geste sur le plateau ravissent et inquiètent ; celles de deux êtres éperdus (Michèle Noiret et David Drouard), - voire abîmés par la caméra surveillance, noir et blanc, omnipotente, omniprésente - dans l’essai (en devenir) L’Escalier rouge. (...) L’Escalier rouge est le précipité de vie qui nous précipite dans le hors-cadre, dans le cadre, dans le jeu savant du faux-raccord, la désorientation spatiale et les ruptures, sensorielles et cognitives, qu’il est aussi. (...) La beauté médusante de L’Escalier rouge tient autant aux effets plastiques qu’à la musique très ciné, rêveuse et entêtante (Colder, Francisco Lopez, Pierre-Axel Izerable, Todor Todoroff)?» Lire la critique
Sylvia Botella, Rtbf-Portail Culture, février 2016

«Pour L’Escalier rouge, un grand drap barre la moitié du plateau, un autre le fond, un troisième barre la coulisse côté cour. Au dessus un espace de projection pour un film montrant  un couple qui fuit dans un bâtiment désert. Pas d’explication. Les deux protagonistes (la chorégraphe et David Drouard, puissant et très juste) interviennent par intermittences sur le plateau pour une danse sensuelle et inquiètes. Il ne s’agit de témoignages concrets du film (certaines images sont tournées en directes mais hors champ), mais d’une manière de traduction physique de l’angoisse dont témoigne les images.» Lire la critique
Philippe Verrièle, février 2016


 

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