Livre

Et les contributions de Marie Baudet, Rosita Boisseau, Claire Diez, Bruno Follet, Bernard Foccroulle, Thierry Knauff, Brigitte Lefevre, Gérard Mayen, Jospeh Noiret, Jean-Marie Wynants.

En vente en librairie, sur le site amazone.com , et auprès d'Alternatives théâtrales : +32 2 511 78 58 - email : info@alternativestheatrales.be

"La danse est un art total mais éphémère, qui ne laisse d'autres traces que celles inscrites dans le corps des danseurs et les rêves des spectateurs. C'est pourquoi chaque livre sur la danse ou un chorégraphe peut être une merveilleuse occasion de revivre tant d'émotions et de plaisirs. Celui consacré à vingt ans de création de Michèle Noiret et publié par Alternatives théâtrales est remarquable à tous points de vue et est un bel hommage au moment où la chorégraphe crée son nouveau spectacle au Théâtre national.
On a la joie de revivre toutes les émotions qu'elle nous a données. On se dit vingt ans déjà, comme le temps passe! Le livre est d'abord un formidable album de photos prises par Sergine Laloux qui suit Michèle Noiret depuis ses débuts et réussit en captant tel détail ou tel mouvement à rendre l'univers subtil et humain de la chorégraphe. Mais c'est aussi un livre riche d'analyses. Elles sont coordonnées par Pascal Chabot, un philosophe qui a la particularité d'épauler Michèle Noiret dans la question du sens. Il cite Spinoza : "On ne sait pas ce que peut un corps". Joseph Noiret, le père de Michèle et cofondateur de Cobra, est présent par deux beaux textes. Il a cette phrase superbe : "La danse est un cri du corps qui se découvre dans la nudité du temps". Brigitte Lefèvre, grande prêtresse de la danse à l'Opéra de Paris, Rosita Boisseau, critique au Monde, Marie Baudet de La Libre font partie des contributeurs. Tous ont été séduits par le travail rigoureux, mais sensuel, d'avant-garde technique mais éternel, de la chorégraphe.
Celle-ci utilise tous les moyens pour, comme elle le dit joliment, "interroger les remous de mon être face au monde, la vie intérieure, les failles qui ébranlent les certitudes passe-partout, les doutes, les angoisses, les espoirs, les êtres que nous sommes, tourmentés du besoin de saisir le sens s'il en est un, de nous-mêmes".
Guy Duplat, La Libre Belgique, 26 mars 2009.

"Pendant plus de vingt ans, Sergine Laloux a suivi le travail de la chorégraphe Michèle Noiret, personnalité de la scène francophone de Belgique. Ce beau livre varié et à la maquette alerte raconte ce mano à mano entre une photographe-danseuse et une chorégraphe-visuelle. Les images en n & b saisies au Leica se mêlent parfaitement aux photos couleur issues d'un reflex numérique. Du coup, nous traversons ces vingt ans d'échange avec un sentiment de complicité et d'intimité, à l'image de la belle couverture qui prend le risque du silence et du mystère. Trop souvent la photo de danse ressemble à une collection d'exploits gymnopédiques colorisés. Ici, au contraire, la ligne mélodique est tenue, elle est respectueuse et juste."
JCB, Réponses-Photo, Mai 2009


Michèle Noiret est l’une des grandes individualités de la danse et de la chorégraphie belges francophones. Actuellement, elle a pratiquement acquis le statut d’icône dans son pays natal. Sa grammaire chorégraphique poétique a quelque chose d’un rituel dans lequel danseurs, cinéastes, techniciens et musiciens agissent avec un égal mérite et où les couleurs, ambiances sonores, effets de lumière et accessoires jouent ensemble avec les danseurs d’une manière proche de l’enchantement. Pièce par pièce, tout se tisse ensemble presque imperceptiblement. Sans transition apparente, nous sommes attirés dans le labyrinthe d’un monde imaginaire.
Ces sont autant d’images fortes et inoubliables qui se gravent dans les rétines. Cela pourrait s’appeler de la poésie des images, mais cela pourrait aussi s’appeler de la danse. L’imaginaire se donne libre cours et l’on trouve ses propres interprétations d’ordre onirique, rien ne paraissant affecté ou superflu.
Mais comment rendre justice de tout cela en images ? Les livres de danse contiennent souvent des images tout à fait insignifiantes, très en deçà des intentions artistiques. Avec heureusement de notables exceptions.
La revue bruxelloise Alternatives theâtrales vient de publier Territoires intimes  - Michèle Noiret -  La danse-cinéma. Ce projet se fonde sur des images incroyablement captivantes, pour l’essentiel prises par Sergine Laloux, photographe et ex-danseuse de Béjart qui, depuis les débuts voici 20 ans, suit de son appareil photo inquisiteur l’évolution de Michèle Noiret, à l’époque fraîche émoulue de l’école de danse Mudra. D’abord comme danseuse solo, ensuite de plus en plus comme chorégraphe.
Le livre contient non seulement des textes intéressants de la plume de spécialistes de la danse, de directeurs de théâtre ou de poètes, mais aussi un matériel graphique absolument remarquable. Il permet de se sentir réellement participer au moment créateur, à l’architecture des mouvements où tout est en transformation permanente. Il y a ces images superbes et magiques, où  la texture semble surgir comme la partie du tout. Ce sont généralement des images hautement graphiques en noir et blanc, d’énormes projections vidéo de différentes parties du corps avec le visage qui se tourne vers nous ou au contraire se recentre en une sorte de méditation et de résonance permanente avec la danse. Parfois, les corps sur les écrans vidéo semblent suivre leur propre voie, abandonnent les danseurs le temps d’un instant sublime avant de, peu après, resurgir sous une autre forme.
Ann Jonsson, Dans Tidningen
(traduit du suédois)

Le présent ouvrage est un hommage à cette carrière déjà belle, bien que non terminée, remarquable d'exigence et de sensibilité. "Je cherche à chorégraphier l'invisible de nous-mêmes, à révéler ce 'hors-champ' qui sous-tend la vie". Ces mots de la chorégraphe sont bien à l'image de son oeuvre, dont journalistes, collaborateurs et amis se font ici spectateurs et interprètes. Ils nous livrent leur vision et souvenirs de ses pièces où se mêlent "complexité et épure", où s'esquisse un "périmètre d'incertitude autour des corps et des gestes" (Rosita Boisseau), où "le geste chorégraphié revêt une qualité plastique exceptionnelle de netteté et d'élégance" (Bernard Foccroulle)... Et les belles photos de Sergine Laloux, complice de la compagnie depuis ses débuts, de confirmer et compléter admirablement ces paroles.
Nouvelles de Danse (NDD), Automne 2009

 

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