L'Espace Oblique - Presse

Création du 13 au 21 mars 1991, Le Botanique, Bruxelles

" Jamais je n'ai couru derrière un mot qu'il ne m'ait un jour rendu la pareille, écrit Joseph Noiret dans L'Espace oblique, un recueil de texte et poèmes accompagnés des dessins de Gottfried Wiegand. Mais à la gratitude des mots s'ajoute celle des gestes de sa fille Michèle. (...) Dans les lithographies de Gottfried Wiegand comme dans les textes, le pli, la fracture sont présents, autour de personnages qu Joseph définit comme "en arrêt devant un sens qu'ils ne parviennent pas à exprimer", tandis que Michèle parle quant à elle d'"images arrêtées". Des images qu'elle va développer en exploitant d'une part le passage du quotidien vers cet espace oblique, d'autre part ce qu'elle appelle la "synchronicité des hasards", les téléscopages entre quatre personnes qui ébauchent des relations sans toujours se rencontrer. Comme dans les dessins de Wiegand, comme dans les textes de son père, les objets usuels mènent leur sarabande, deux chaises, une poutre, une échelle, une fenêtre permettant des médiations inattendues".
François Nice, Art et culture, mars 1991

 

"En costumes pour les hommes, short et robe-sac pour les filles, les silhouettes sont à la grisaille, aux tons passés et foncés comme si l'obscurité leur collait aux pieds comme une ombre crépusculaire. La danse s'invente des images mystérieuses et séduisantes. Quand elle exploite les structures d'insolite et inventive façon, elle s'épanouit avec puissance, elle étonne et charme, toute de rigueur et de concentration."
Claire Diez, La Libre Belgique, 20 mars 1991


 

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