En Jeu - Presse

Création du 4 au 9 mai 1998, Le Botanique, Bruxelles


"... Une chorégraphie audacieuse, surprenante, qui renouvelle l'univers d'une de nos créatrices les plus marquantes."
Jean-Marie Wynants, Le Soir, 5 mai 1998

 

"À nouveau, on court dans tous les sens. À nouveau, la scène est entourée d'une ceinture glacée. Et à nouveau, les acteurs sont extrêmement jeunes et absolument souples, comme dans « Cows in Space », la pièce inaugurale de ce « Janvier de la danse » au Théâtre Gessnerallee. Pourtant « En Jeu » ne donne pas une impression de déjà-vu. Invitée pour la première fois à Zürich, la chorégraphe belge Michèle Noiret, une ancienne élève de Béjart, ne contraint pas ses six danseurs à créer des effets optiques collectifs. Au contraire. Sous l’apparence d’un jeu rapide et risqué transparaît un climat de méfiance : les suites de pas sont interrompues, les alliances demeurent éphémères, personne ne veut faire confiance à l’autre. La dislocation commence avec quatre cartes, trop peu pour six joueurs. Ruses et écarts régissent dorénavant le jeu, jusqu’à ce que le prétexte du conflit se perde et que la dynamique du groupe s’enlise dans les obsessions de répétition. Mais lorsque le jeu acquiert une vie propre, la pièce se dépare de sa psychologie initiale, subtile et convaincante. Comme dans une cage d’expérimentation, on se bouscule, on s’appelle dans une colère aveugle ; comme poussés par leurs seules hormones, les joueurs répètent des séquences de mouvements et des références. Jusqu’à ce qu’après 75 minutes, ils se rassemblent autour d’une table, suants, épuisés et clairvoyants et redistribuent les cartes."
Monika Hurri, Zurich, 1999


"Si la précision s'inscrit au rang des vertus maîtresses dans l'univers dansé de Michèle Noiret, rarement l'a-t-on comme ici sentie au service d'une fantaisie ni bridée ni débridée, mais intensément interne et irradiant d'étincelles joyeuses le plateau - ainsi que l'on dit de celui où roulent les dés, où se couchent les cartes, où progressent les pions".
Marie Baudet, La Libre Belgique, 5 mai 1998

 

"Un coup de chapeau à ces trois couples qui mènent le bal... sans jamais se ménager. Parcours généreux, propulsions stupéfiantes, projections, voltes, spirales, portés, chutes, empoignades... A un train d'enfer, et non sans humour, ils trasngressent les règles incertaines d'un jeu qui s'élabore à mesure que progresse le spectacle. A ce débordement d'énergie, une riche bande sonore - et même les bruits live, amplifiés, générés par les mouvements des danseurs eux-mêmes - apporte un plaisant contrepoint sonore".
Jean-Pierre Pastori, 24 heures Lausanne, octobre 1998

 


 

up